Culture thalasso

Les algues, un savoir-faire breton

L’immense majorité des algues utilisées dans les centres de thalasso proviennent des côtes bretonnes. Un écosystème unique, façonné par les marées, les courants et les tempêtes… Immersion.

On les utilise dans les enveloppements, les bains, les gommages et les cosmétiques pour leurs propriétés reminéralisantes, détoxinantes, hydratantes, fortifiantes… Avant d’être livrées aux centres de thalasso sous la forme d’une poudre micronisée, de pâtes prêtes à l’emploi ou de concentrés liquides, les algues marines sont récoltées fraîches, à pieds ou en bateau selon les espèces. Règlementation à l’appui.

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Une spécialité made in Breizh – Les côtes bretonnes sont les principales pourvoyeuses de cet or océanique, gorgé d’eau de mer (80%), de sels minéraux, de vitamines, de protéines… Et, bien sûr, d’oligo-éléments : les algues marines renferment 10 000 fois plus d’iode que l’eau de mer ! «90% environ des algues sont récoltées en Bretagne. Le reste vient du pays basque», détaille Noël Le Guélennoc, directeur des ventes de la société spécialisée Agrimer, basée à Plougerneau (29). Elles sont récoltées majoritairement au large du Finistère nord et des Côtes d’Armor. Puis elles sont acheminées vers les usines pour y être transformées dans les 24 H afin de préserver toutes leurs qualités.

400 variétés en Bretagne – La collecte se fait au rythme des marées et des saisons : à l’image des plantes terrestres, les nombreuses variétés d’algues évoluent selon des cycles différents. Il existe plus de 25 000 espèces à travers le monde, et quelque 400 variétés de macro-algues sont recensées sur les côtes bretonnes. Des chiffres qui évoluent au fur et à mesure des recherches et des découvertes Elles sont classées en quatre catégories : algues bleues, algues brunes, algues rouges et algues vertes.

10_algues (1)Des algues superstars – Quatre variétés sont utilisées principalement en thalasso. La laminaire (Laminaria Digitata) est récoltée de mai à octobre par bateau. Cette grande algue brune est recherchée pour ses vertus fortifiantes, reminéralisantes et minceur. Le fucus, une autre algue brune, vit fixé sur les rochers et abonde en Bretagne : impossible de le rater sur les plages du littoral. Récolté manuellement, il est notamment utilisé pour ses propriétés détoxinantes : un point commun qu’il partage avec la Palmaria Palmata (dulse).

Espèce protégée – Enfin, la lithothamne est recherchée pour son action profondément reminéralisante. Et pour cause : cette algue rouge calcaire est composée à 95% de matière minérale. On en trouve notamment sur les fonds marins de l’archipel des Glénans. Mais son extraction y est interdite depuis 2010 afin de protéger l’espèce et l’éco-système, précise Noël le Guelennoc. D’autres sites de récolte sont recensés en Bretagne. Jusqu’à quand… ?

Version bio – Depuis 2009, un règlement européen prévoit la possibilité de récolter et de produire des algues marines sous le label bio. Trois critères concomitants sont requis pour définir les zones éligibles : bon ou très bon état écologique, bon état chimique, zone classée en conchyliculture A et B. Le parc naturel de la Mer d’Iroise appartient à ce petit club fermé. Les algues doivent également être transformées selon des process validés par Ecocert. La certification bio, ça se mérite !

Crédit photos : © CRTB

 

 

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